📰 Un antibiotique synthétique innovant cible spécifiquement cette bactérie classifiée de « menace urgente »

0


La lutte contre les bactéries résistantes aux médicaments vient de franchir une étape significative avec la découverte d’un nouvel antibiotique, le zosurabalpin, ciblant spécifiquement le CRAB (Carbapenem-resistant Acinetobacter baumannii). Cette avancée est d’autant plus cruciale que le CRAB, une bactérie (Les bactéries (Bacteria) sont des organismes vivants unicellulaires procaryotes, caractérisées…) résistante aux traitements antibiotiques existants, est classifié comme une menace urgente, en particulier dans les milieux de soins de santé (Les soins de santé relèvent des sciences appliquées. Ils se centrent sur la…).

Les chercheurs, menés par Kenneth Bradley de Roche Pharma Research and Early Development à Bâle, en collaboration avec l’Université Harvard (L’université Harvard (Harvard University), ou plus simplement Harvard, est une…), ont publié le 3 janvier dans la revue Nature les résultats de leurs recherches. Leur travail se distingue par la création d’une classe totalement nouvelle d’antibiotiques synthétiques, une première depuis plus de cinquante ans pour les bactéries à gram négatif (Les bactéries à gram négatif sont mises en évidence par une technique de coloration appelée…) comme le CRAB.

Ce nouveau médicament, zosurabalpin, fonctionne en perturbant la machinerie essentielle à la construction de la membrane externe de la bactérie, ciblant spécifiquement le CRAB grâce à une composante unique de cette machinerie. Cette approche réduit le risque d’atteinte au microbiome intestinal et limite la pression (La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportée…) de sélection sur d’autres bactéries pour développer une résistance.

Le processus de découverte a débuté par un criblage de près de 45 000 composés chimiques, dont certains inédits, révélant un composé initial modifié pour obtenir le zosurabalpin. Cette molécule, efficace contre les différentes souches de A. baumannii et n’affectant pas d’autres types de bactéries, a été ajustée pour augmenter sa puissance (Le mot puissance est employé dans plusieurs domaines avec une signification particulière 🙂 et réduire ses effets indésirables, comme la réaction avec les lipides sanguins.

Actuellement, zosurabalpin est en phase de tests de sécurité chez l’humain. Son développement ouvre la voie à la recherche de nouvelles cibles pour les antibiotiques, notamment contre d’autres bactéries à gram négatif.

Cette percée scientifique soulève des espoirs pour la gestion des infections résistantes, mais aussi des questions sur la durabilité de cette solution face à l’évolution potentielle de résistances chez le CRAB.

Les Bactéries à Gram Négatif et Positif: Une Distinction Cruciale

La classification des bactéries en « gram positif (Les bactéries à gram positif sont mises en évidence par une technique de coloration appelée…) » et « gram négatif » repose sur une technique de coloration développée (En géométrie, la développée d’une courbe plane est le lieu de ses centres de…) par le scientifique danois Hans Christian Gram en 1884. Cette méthode, toujours utilisée aujourd’hui, permet de différencier les bactéries selon la composition de leur paroi cellulaire.
Les bactéries à gram positif possèdent une épaisse couche de peptidoglycane dans leur paroi cellulaire. Lorsqu’elles sont colorées avec le colorant violet de Gram, elles retiennent cette couleur, apparaissant violettes sous un microscope. Cette caractéristique indique non seulement une différence structurelle, mais influence également leur réaction aux antibiotiques. Les antibiotiques qui ciblent la synthèse de la paroi cellulaire, comme la pénicilline (Les pénicillines sont des antibiotiques bêta-lactamines. À la base, la…), sont souvent efficaces contre ces bactéries.

En revanche, les bactéries à gram négatif ont une couche de peptidoglycane beaucoup plus fine et sont entourées d’une membrane externe lipidique supplémentaire. Cette structure complexe rend la paroi cellulaire plus imperméable aux antibiotiques, ce qui les rend souvent plus résistantes aux traitements standards. Après la coloration de Gram, elles perdent la première couleur et prennent la couleur du contre-colorant (généralement rouge ou rose), apparaissant ainsi rouge ou rose sous le microscope.

La distinction entre ces deux groupes est cruciale en médecine et en microbiologie (La microbiologie est une sous-discipline de la biologie basée sur l’étude des…), car elle influence le choix des antibiotiques et la compréhension des mécanismes de résistance. Des bactéries comme le CRAB (Carbapenem-resistant *Acinetobacter baumannii*), mentionnées dans l’article, sont des exemples de bactéries à gram négatif particulièrement résistantes aux antibiotiques, soulignant l’importance de développer de nouveaux médicaments ciblés.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.