đź“° Pourquoi l’Ă©volution a-t-elle Ă©liminĂ© ce singe colossal ?

0


Dans une Ă©tude publiĂ©e le 10 janvier dans le journal Nature, des chercheurs ont percĂ© le mystère de l’extinction du plus grand singe ayant jamais foulĂ© la Terre, le Gigantopithecus blacki. Ce primate imposant, qui vivait il y a environ 2 millions d’annĂ©es, pesait jusqu’Ă  270 kilogrammes (Le kilogramme (symbole kg) est l’unitĂ© de masse du Système international d’unitĂ©s (SI).) et mesurait jusqu’Ă  3 mètres de hauteur (La hauteur a plusieurs significations suivant le domaine abordĂ©.). Sa disparition, jusqu’ici Ă©nigmatique, s’expliquerait par son incapacitĂ© Ă  s’adapter au changement climatique.

Le G. blacki, identifiĂ© pour la première fois en 1935 par le palĂ©ontologue allemand Gustav von Koenigswald, a vĂ©cu dans ce qui est maintenant la Chine. Les chercheurs ont analysĂ© des dents fossilisĂ©es, des donnĂ©es (Dans les technologies de l’information (TI), une donnĂ©e est une description Ă©lĂ©mentaire, souvent…) polliniques et gĂ©ologiques pour Ă©tablir une chronologie prĂ©cise de son extinction (D’une manière gĂ©nĂ©rale, le mot extinction dĂ©signe une action consistant Ă  Ă©teindre quelque…).

Il y a 2,3 millions d’annĂ©es, lors du PlĂ©istocène moyen tardif, le gĂ©ant profitait d’un rĂ©gime riche en fruits dans une forĂŞt (Une forĂŞt ou un massif forestier est une Ă©tendue boisĂ©e, relativement dense,…) dense. Cependant, il y a environ 600 000 Ă  700 000 ans, son habitat a commencĂ© Ă  se transformer en savanes ouvertes, entraĂ®nant des changements climatiques marquĂ©s par des saisons plus sèches.

Cette transition Ă©cologique a Ă©tĂ© catastrophique pour G. blacki, qui, en grandissant, s’est retrouvĂ© limitĂ© au sol forestier, se nourrissant parfois d’Ă©corce (L’Ă©corce est le revĂŞtement extĂ©rieur du tronc, des branches et des racines des arbres, et plus…) en l’absence de fruits. Son incapacitĂ© Ă  s’adapter Ă  ces changements environnementaux a scellĂ© son destin.


Impression d’artiste d’un groupe de G. blacki dans une forĂŞt.
Crédit image: Garcia/Joannes-Boyau (Université Southern Cross)

Les recherches antĂ©rieures estimaient son extinction autour de 200 000 ans, mais cette nouvelle Ă©tude rĂ©vèle qu’il avait dĂ©jĂ  disparu Ă  cette Ă©poque. Ses effectifs ont chutĂ© de façon spectaculaire il y a 300 000 ans avant de s’Ă©teindre dĂ©finitivement entre 295 000 et 215 000 ans.

Kira Westaway, co-auteur principal et gĂ©ochronologue Ă  l’UniversitĂ© Macquarie en Australie (L’Australie (officiellement Commonwealth d’Australie) est un pays de…), souligne l’importance de comprendre l’extinction de G. blacki pour tirer des parallèles avec les conditions environnementales actuelles de la Terre (La Terre est la troisième planète du Système solaire par ordre de distance…). Cela a des implications significatives pour les efforts de conservation des primates vivants tels que les orangs-outans modernes et les gorilles des montagnes.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.