đź“° Les larmes, remède contre l’agressivitĂ© ?

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Dans une Ă©tude rĂ©cemment publiĂ©e dans la revue scientifique amĂ©ricaine PLOS Biology, des chercheurs de l’Institut Weizmann des Sciences en IsraĂ«l ont dĂ©couvert que les larmes humaines contiennent une substance chimique capable de rĂ©duire l’activitĂ© (Le terme d’activitĂ© peut dĂ©signer une profession.) cĂ©rĂ©brale liĂ©e Ă  l’agressivitĂ© (L’agressivitĂ© est une modalitĂ© du comportement des ĂŞtres vivants et…). Cette dĂ©couverte s’inscrit dans un contexte (Le contexte d’un Ă©vènement inclut les circonstances et conditions qui l’entourent; le…) plus large de comprĂ©hension des signaux sociaux Ă©mis par les larmes, un phĂ©nomène dĂ©jĂ  observĂ© chez les rongeurs.


Image d’illustration Pixabay

Les chercheurs, dirigĂ©s par l’Ă©tudiante en doctorat Shani Agron, ont menĂ© une expĂ©rience avec 25 volontaires masculins, exposĂ©s soit Ă  des « larmes Ă©motionnelles » collectĂ©es auprès de six femmes volontaires, soit Ă  une solution saline. Les volontaires n’Ă©taient pas capables de distinguer les substances, toutes deux incolores et inodores. Les larmes Ă©taient recueillies pendant que les donneuses regardaient des films tristes.

L’expĂ©rience rĂ©vèle que le comportement agressif des hommes dans un jeu vidĂ©o, conçu pour mesurer l’agressivitĂ©, diminuait de 43,7 % après avoir reniflĂ© les larmes. Ce jeu impliquait de gagner de l’argent (L’argent ou argent mĂ©tal est un Ă©lĂ©ment chimique de symbole Ag — du…) tout (Le tout compris comme ensemble de ce qui existe est souvent interprĂ©tĂ© comme le monde ou…) en faisant face Ă  un adversaire fictif pouvant voler leurs gains. Les hommes pouvaient se venger de l’adversaire en lui faisant perdre de l’argent, sans bĂ©nĂ©fice personnel.

Pour comprendre le mĂ©canisme sous-jacent, l’Ă©quipe a testĂ© les larmes sur 62 rĂ©cepteurs olfactifs en laboratoire, dĂ©couvrant que quatre d’entre eux Ă©taient activĂ©s par les larmes, mais pas par la solution saline.

Une analyse plus approfondie via des scanners IRM a montrĂ© que l’activitĂ© dans le cortex prĂ©frontal et l’insula antĂ©rieure, rĂ©gions cĂ©rĂ©brales liĂ©es Ă  l’agressivitĂ©, Ă©tait moins marquĂ©e chez les hommes ayant reniflĂ© les larmes, comparativement Ă  ceux exposĂ©s Ă  la solution saline.

Cette Ă©tude suggère que les larmes humaines pourraient jouer un rĂ´le similaire Ă  celui observĂ© chez les rongeurs, bien que les humains aient perdu l’organe vomĂ©ronasal au cours de l’Ă©volution, un organe dĂ©tectant les signaux chimiques inodores. Les auteurs soulignent l’importance de ces signaux chimiques, en particulier chez les nourrissons qui ne peuvent pas communiquer verbalement.



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