📰 Des scientifiques réussissent à produire des protéines à partir de… charbon

0


Des scientifiques chinois viennent de franchir un pas significatif dans le domaine de la biotechnologie agricole, en transformant du charbon en protéines. Cette innovation pourrait changer radicalement la façon dont nous envisageons la production alimentaire.

Le professeur Wu Xin, de l’Institut de biotechnologie (L’OCDE définit la biotechnologie comme « l’application des principes…) industrielle de Tianjin de l’Académie (Une académie est une assemblée de gens de lettres, de savants et/ou d’artistes reconnus par leurs…) chinoise des sciences, a dirigé cette recherche (La recherche scientifique désigne en premier lieu l’ensemble des actions entreprises en vue…) innovante. Face à une demande croissante de protéines due à une population mondiale (La population mondiale désigne le nombre d’êtres humains vivant sur Terre à un…) en hausse et à des défis agricoles, la Chine, qui importe actuellement plus de 80% de son soja (Le soja, ou soya, est une plante grimpante de la famille des Fabacées, du genre Glycine…), cherche des solutions alternatives (Alternatives (titre original : Destiny Three Times) est un roman de Fritz Leiber publié…) pour répondre à ses besoins en protéines.


Image d’illustration Pixabay

L’équipe du professeur Wu a développé une méthode pour convertir le charbon, une ressource abondante, en méthanol par gazéification (La gazéification est un procédé qui permet de convertir des matières…). Ce méthanol est ensuite utilisé pour alimenter une souche spécifique de levure (Une levure est un champignon unicellulaire apte à provoquer la fermentation des matières…), Pichia pastoris, qui le fermente pour produire une protéine (Une protéine est une macromolécule biologique composée par une ou plusieurs…) complète, dotée de vitamines, acides aminés, graisses, glucides et sels inorganiques.

Cette approche offre un potentiel énorme pour la production de protéines. Avec un taux de conversion du méthanol en protéines atteignant 92%, cette méthode dépasse largement les rendements des sources traditionnelles de protéines végétales. Les protéines obtenues présentent d’ailleurs des caractéristiques nutritionnelles supérieures aux protéines végétales, avec un poids de cellules sèches de 120 g/litre et une teneur en protéines brutes de 67,2%.

Ce développement est particulièrement prometteur pour l’agriculture et l’élevage. Les agriculteurs pourraient, grâce à cette innovation, nourrir leur bétail de manière plus efficace et durable, réduisant ainsi la dépendance aux vastes étendues de terres agricoles et aux importations de soja.

Cependant, cette avancée soulève également des préoccupations environnementales. L’utilisation accrue du charbon pour la production de protéines pourrait conduire à une augmentation de l’exploitation minière du charbon, ce qui aurait des répercussions néfastes sur le climat. Il est donc primordial de trouver un équilibre entre les avantages de cette technologie (Le mot technologie possède deux acceptions de fait 🙂 et ses impacts environnementaux potentiels.



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.