Des centaines de nuages de gaz éjectés de la Voie lactée découverts par hasard

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Au cœur de notre Voie lactée, il souffle des vents chauds et puissants. Et des astronomes viennent de découvrir que ces vents chassent des centaines de nuages de gaz du centre de notre Galaxie vers le milieu interstellaire.

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Au cœur de la plupart des grandes galaxies, des processus énergétiques donnent naissance à des vents qui soufflent à des vitesses de plusieurs milliers de kilomètres par seconde. Des vents chauds qui atteignent des températures de quelques millions de degrés. Notre Voie lactée ne fait pas exception. Les astronomes le savent.

Des nuages de gaz qui se déplacent à de grandes vitesses

Mais ce qu’ils ignoraient jusqu’ici, c’est que ces vents chauds emportent dans leur souffle, des nuages d’hydrogène froids. Ils les ont observés par hasard avec le télescope Atca (Australie). Après des années de persévérance et grâce au radiotélescope Green Bank de la National Science Foundation (États-Unis), des chercheurs ont finalement découvert plus de 250 de ces nuages de gaz projetés depuis le centre de la Voie lactée jusqu’au milieu interstellaire.

Comme ils l’ont expliqué lors d’une réunion de l’American Astronomical Society à La Nouvelle-Orléans (États-Unis), les astronomes imaginent que ces nuages ont pu être arrachés du centre de notre galaxie par une explosion de formation d’étoiles ou encore par l’activité d’un trou noir. Par quelque chose de violent en tout cas. Car certains de ces nuages de gaz présentent des vitesses qui sont parmi les plus élevées de tous les nuages connus de la Voie lactée. Des vitesses qui pourraient même leur permettre de s’échapper de notre Galaxie.

Des nuages de gaz qui restent un mystère

D’autres données, issues cette fois du télescope Apex (Chili), révèlent, quant à elles, que certains des nuages ​​d’hydrogène contiennent des molécules et du gaz froid dense. Et c’est une surprise que des molécules relativement fragiles puissent exister dans des nuages violemment éjectés du cœur de la Voie lactée. « La manière dont ces nuages restent stables lorsqu’ils s’accélèrent à plus de 400 kilomètres par seconde est un mystère. Les processus chimiques dans ces nuages sont assez inhabituels et inexplorés », conclut Jay Lockman, astronome principal à l’Observatoire de Green Bank, dans un communiqué.



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