d’impressionnantes scènes de dévastation en images

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Ville détruite par le feufeu, bâtiments effondrés, ports balayés par les vagues de tsunamis, routes impraticables…, l’ampleur des destructions témoigne de la violence du séisme qui a frappé l’ouest du Japon ce lundi 1er janvier. Cette réalité ne met que plus en lumièrelumière l’impressionnante stratégie de préservation de la population qu’a réussi à mettre en place le pays au cours des dernières décennies.

 

Des images satellitaires montrant les dégâts causés par le tremblement de terre au Japon. © PBS, YouTube

Des milliers de maisons détruites

Trois jours après la catastrophe, l’ampleur des dégâts apparaît en effet plus clairement. Les images satellitaires révèlent que des milliers de bâtiments ont été endommagés voire totalement détruits. La région côtière de Suzu a été particulièrement impactée par le tsunami, dont les vagues de plus d’un mètre ont emporté et fracassé de nombreux bateaux et inondé de vastes parties de zones résidentielles.

La ville de Wajima, elle, a été la proie des flammes, tandis que de très nombreuses routes sont toujours impraticables, coupées par des glissements de terrain ou réduites en pièces par les mouvementsmouvements du sol. Les réseaux d’eau potable, d’électricité et de gazgaz ont également subi d’importants dommages et il faudra du temps pour que l’ensemble des services soient rétablis.

Au total, ce sont ainsi plus de 30 000 personnes qui ont été évacuées dans la région d’Ishikawa.

La stratégie de prévention contre le risque sismique a permis d’éviter une catastrophe humaine

Le nombre de victimes dépasse désormais les 70 morts. Un triste chiffre semble toutefois faible en regard de l’ampleur des dégâts et de la violence du séisme. Il ne faut en effet pas oublier que le tremblement de terretremblement de terre, peu profond, était de magnitudemagnitude 7,6. À titre de comparaison, le séisme qui a frappé la Turquie en février 2023 était de magnitude 7,8. Il a fait environ 50 000 morts.

Il est vraisemblable que la situation aurait été très différente sans la stratégie très bien rodée mise en place par le Japon. On peut donc louer le comportement de la population, très entraînée à réagir en cas de secousses, le système d’alerte rapide qui a permis aux habitants de se mettre en sécurité très rapidement, notamment face aux vagues de tsunami, la qualité des infrastructures et l’organisation globale des services de secours.


Séismes dévastateurs en série au Japon : ce que l’on sait

Article de Morgane GillardMorgane Gillard, publié le 3 janvier 2024

Les recherches continuent pour tenter de retrouver des survivants sous les décombres, à la suite du puissant séisme de magnitude 7,6 qui a secoué l’ouest du Japon ce lundi 1er janvier 2024 et qui a déjà fait plus de 60 victimes. Voici ce que l’on sait de ce terrible événement.

Au Japon, l’année 2024 débute avec un bien terrible évènement. Lundi 1er janvier, l’archipel a en effet été frappé par un puissant séisme, de magnitude 7,6. Les dégâts, nombreux, ont déjà causé la mort de plus de 60 personnes. Les secours sont actuellement engagés dans une course contre la montre pour retrouver des survivants coincés sous les décombres, notamment dans les zones rurales difficiles d’accès.

La côte ouest du Japon également soumise à un important risque sismique

C’est à 16 h 10 (heure locale) que le sol s’est violemment mis à trembler sur la côte ouest du Japon. L’épicentre est en effet situé au niveau de la péninsule de Noto. Bien que tout l’archipel soit soumis à une intense activité sismique, la plupart des séismes se produisent généralement le long de la côte est qui est marquée par plusieurs zones de subductionzones de subduction. C’est en effet là que les plaques pacifique et philippines s’enfoncent sous les îles japonaises. Ces glissements tectoniques ont par le passé été responsables de nombreux séismes dévastateurs, dont celui de Tōhoku en 2011. D’une magnitude record de 9,1, il avait provoqué un important tsunami ayant entraîné un accidentaccident nucléaire sur la centrale de Fukushima.  

Cette fois-ci, ce n’est cependant pas sur le plan de subduction que s’est localisé l’épicentre. Le 1er janvier, c’est une faillefaille située dans la mer du Japon qui a rompu. Les zones de subduction situées du côté pacifique entraînent en effet une importante déformation de la plaque chevauchante qui se caractérise par le développement de nombreuses failles. Les données sismiques indiquent que, cette fois-ci, c’est une faille de chevauchement qui a bougé avec un déplacement de l’ordre de trois mètres au niveau de l’épicentre. L’intensité des secousses ressenties et les importants dégâts sont, quant à eux, associés à la faible profondeur de l’épicentre : seulement 10 kilomètres d’après l’USGS !

La menace d’un tsunami désormais écartée

La magnitude du séisme, la nature peu profonde de la rupture et la proximité immédiate de la côte a de suite fait redouter l’arrivée d’un tsunami. Fort heureusement, les alertes ont été progressivement levées. Des « petites » vagues de l’ordre d’un mètre ont cependant été enregistrées le long de la côte.

L’événement a été suivi par de très nombreuses répliques, dont une dizaine de magnitude supérieure à 5. Si ce comportement est normal, la carte des épicentres révèle que de nombreux petits séismes se sont produits sur d’autres failles de la région, certaines situées à 150 kilomètres de l’épicentre principal. Cette déstabilisation suggère que de nombreuses failles dans cette zone sont actuellement proches du point de rupture.

Historiquement, la péninsule de Noto est connue pour avoir enregistré plusieurs séismes majeurs, notamment en 1614 (magnitude 7,7), vraisemblablement sur le même système de faille. Plus récemment, un séisme de magnitude 6,7 a été enregistré en 2007 à l’ouest de la péninsule et, en mai 2023, c’est un séisme de magnitude 6,2 qui a secoué la région. Ces événements seraient associés à une migration de fluides à travers la croûtecroûte et pourraient être considérés comme des séismes précurseurs de celui du 1er janvier.   

Des systèmes d’alerte et une population préparée ont limité le nombre de victimes

Comme toujours, il aura cependant été impossible de prévoir ce séisme, particulièrement destructeur. Malgré le bilan des victimes qui augmente peu à peu au fil des heures, le nombre de morts reste relativement peu élevé. Il est probable que les systèmes d’alerte précoces, très bien développés au Japon, ainsi que la réponse rapide et organisée de la population ont permis de limiter les pertes humaines. L’heure à laquelle est survenu le séisme joue également un rôle. Contrairement aux récents séismes en Chine ou en Turquie, qui ont eu lieu en pleine nuit, ce séisme s’est en effet produit durant l’après-midi.

Les secours peinent cependant à accéder à certains villages sinistrés. De nombreuses routes sont en effet impraticables ou ont été coupées par des glissements de terrain, renforcés par les mauvaises conditions météométéo qui affectent en ce moment la région.


Séisme au Japon : des dizaines de morts mais le risque de tsunami levé

Le Japon est un archipel volcanique situé à la rencontre de plusieurs plaques tectoniquesplaques tectoniques, ce qui explique l’importance de la séismicité qui y frappe les Hommes depuis des millénaires. On vient d’en voir un nouvel exemple en ce début d’année 2024 avec une série de tremblements de terre qui a causé un tsunami heureusement sans gravitégravité, mais on déplore plus de 50 morts.

Article de Laurent SaccoLaurent Sacco, publié le 2 janvier 2024

On sait que le Japon se trouve sur la fameuse ceinture de feu du Pacifiqueceinture de feu du Pacifique qui désigne l’alignement de volcansvolcans qui borde l’océan Pacifique sur la majorité de son pourtour, soit environ 40 000 kilomètres. C’est aussi le lieu de fréquents séismes et il a fallu attendre la découverte de la théorie de la tectonique des plaques pour comprendre que ces manifestations telluriques se produisent précisément aux bordures des plaques. Les séismes y sont alors des libérations d’énergieénergie associées à des contraintes mécaniques dans les roches constituant les plaques en mouvement à leurs bordures.

Dans le cas du Japon, cela explique aussi pourquoi environ 10 % des volcans terrestres actifs s’y trouvent (la majorité sont sous-marinssous-marins sur notre Planète bleuePlanète bleue) et qu’il s’y produit jusqu’à 1 500 tremblements de terre chaque année, avec des magnitudes de 4 à 6 qui ne sont pas rares. Il n’est donc pas surprenant que la préfecture d’Ishikawa sur la côte ouest du Japon et les régions voisines aient été frappées par un tremblement de terre de magnitude 7,6 l’après-midi du 1er janvier 2024.


Lundi 1er janvier 2024, l’Agence météorologique japonaise signalait des séismes au large d’Ishikawa et des préfectures voisines ; l’un d’entre eux ayant une magnitude préliminaire de 7,6. On craignait des tsunamis avec des victimes et ce 2 janvier, les séismes continuent de se produire. © euronews (en français)

Plus de 155 séismes en 24 heures

Entre lundi, 16 heures, et mardi, 9 heures, ce ne sont pas moins de 155 séismes qui ont été enregistrés. Le plus important avec une magnitude de 7,6 a été nettement ressenti jusqu’à Tokyo, à plus de 300 kilomètres à vol d’oiseauoiseau de l’épicentre de la préfecture d’Ishikawa, entraînant lundi un tsunami sur les côtes ouest de la mer du Japon. La hauteur des vagues est heureusement restée peu importante et l’agence météorologique japonaise a officiellement levé mardi matin le risque de tsunamis sur la côte occidentale de l’île principale du Japon, Honshu, ainsi que pour l’île septentrionale de Hokkaido.

Construites pour résister à des séismes de grandes magnitudes, les centrales nucléairescentrales nucléaires japonaises ne donnent aucun signe d’inquiétude.


Ce mardi 2 janvier 2024, les alertes aux tsunamis ont été levées, mais des dizaines de personnes sont mortes des suites des séismes au Japon. © euronews (en français)

Rappelons que lorsque l’on parle séismes d’une magnitude donnée il s’agit en fait de séismes sur l’échelle de magnitude de moment, une échelle qui a remplacé la fameuse échelle de Richter et qui est plus précise, plus rigoureuse, et applicable partout dans le monde alors que celle de Richter était surtout adaptée pour les tremblements de Terre en Californie. On emploie parfois encore le terme magnitude de Richter dans les médias, mais il s’agit en fait de l’échelle de magnitude de moment. En pratique, c’est une bonne approximation de l’impact des séismes dans beaucoup de cas.

 



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