Starlink met en orbite de nouveaux satellites destinés au mobile — Siècle Digital

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Le 2 janvier, Space X a mis en orbite, grâce à sa fusée Falcon 9, vingt et un satellites Starlink de nouvelle génération. Six d’entre eux ont la particularité d’être équipés du Direct to Cell, une nouvelle technologie permettant de converser par téléphone avec n’importe qui, partout dans le monde.

Après l’internet par satellite, SpaceX s’attaque désormais aux smartphones

Pour SpaceX, l’objectif est clair&nbsp: connecter les smartphones à ses satellites dans le but de proposer des services de téléphonie mobile accessibles sur n’importe quel point de notre planète. Grâce au service Direct to Call, il sera possible d’ici la fin de l’année, d’envoyer et de recevoir des SMS grâce à son smartphone connecté à la 4G ou à la 5G grâce à ces satellites. En 2025, tout abonné à un opérateur exploitant ces infrastructures pourra passer des appels ou se connecter à internet dans le monde entier.

Le mois dernier, SpaceX a obtenu l’approbation des régulateurs américains pour pouvoir tester ces satellites avec l’opérateur américain T-Mobile pour une période de 180 jours. Cette expérimentation impliquera à terme environ 840 satellites qui permettront de connecter 2 000 smartphones à la 4G. Comme l’indique SpaceX sur le site internet de Starlink, les satellites dotés du Direct to Call peuvent s’apparenter aux tours de téléphonie mobiles présentes sur Terre.

Schéma expliquant le fonctionnement des satellites Direct to Call de SpaceX.

Afin d’apporter une connectivité 4G grâce aux satellites, ces derniers seront reliés aux réseaux au sol existant de Starlink, lui-même lié aux réseaux des opérateurs partenaires de Space X. Illustration&nbsp: SpaceX.

Sur X, anciennement Twitter, Elon Musk, le PDG de SpaceX, a précisé que ses satellites ne rivaliseront pas, du moins pour l’instant, avec les infrastructures terrestres, car nettement plus performantes. Toutefois, il a ajouté que cette constellation de satellites constituait « une excellente solution pour pallier aux manques de connectivité dans les zones blanches ». Ainsi, le service Direct to Call constitue un prolongement de l’offre d’internet par satellite Starlink lancé par l’entreprise en 2018, permettant à quiconque d’avoir accès à internet dans les zones les plus reculées.

Outre T-Mobile, le japonais KDDI, l’australien Optus, le néo-zélandais One NZ et le canadien Rogers collaboreront avec SpaceX pour mener à bien ces tests. Pour l’heure, aucun opérateur français s’est rapproché du géant américain de l’astronautique. À la fin de l’année dernière, Orange avait lancé son offre d’internet satellitaire à très haut débit, afin de concurrencer Starlink, notamment en France.





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