l’implant a subi une anomalie

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Le premier essai clinique de Neuralink sur un humain ne s’est pas passé comme prévu. L’implant, baptisé Link, a rencontré un dysfonctionnement une fois inséré dans le cerveau du patient, révèle l’entreprise dans une étude récente.

Moins d’électrodes efficaces

Après avoir obtenu l’autorisation de mener des tests sur l’être humain, Neuralink a implanté son premier patient en janvier 2024. Âgé de 29 ans, Noland Arbaugh souffre de quadriplégie suite à un grave accident survenu en 2016. En mars, la start-up partageait une vidéo dans laquelle le patient contrôlait une souris d’ordinateur par la pensée, grâce à l’implant placé dans son cerveau.

Dans une publication revenant sur ces premiers mois d’essais, l’entreprise cofondée par Elon Musk dévoile que Noland Arbaugh est parvenu à jouer à des jeux d’ordinateurs en ligne avec ses amis, ainsi qu’à Mario Kart sur Nintendo Switch. Moins reluisant, la société fait aussi état d’un incident avec la puce.

L’interface cerveau-ordinateur enregistre les signaux neuronaux à l’aide de 1 024 électrodes réparties sur 64 fils plus fins qu’un cheveu humain. Plusieurs fils se sont rétractés du cerveau du patient, réduisant le nombre d’électrodes efficaces. Un dysfonctionnement qui a empêché l’entreprise de mesurer la vitesse et la précision de l’implant.

Pour solutionner ce problème, Neuralink a modifié l’algorithme d’enregistrement, amélioré l’interface utilisateur et travaillé à l’amélioration des techniques de traduction des signaux en mouvements du curseur. Selon l’entreprise, l’implant est aujourd’hui plus performant que lorsqu’il a initialement été inséré. Son retrait était au départ envisagé, mais aucun risque pour la santé de Noland Arbaugh n’a été démontré.

« Nos travaux actuels visent à porter les performances de contrôle du curseur au même niveau que celles des personnes valides et à étendre les fonctionnalités à la saisie de texte » détaille la société.

Neuralink ne fait pas l’unanimité

Neuralink ambitionne d’étendre les fonctionnalités de Link au monde physique, afin de permettre le contrôle de bras robotisés, de fauteuils roulants et d’autres technologies susceptibles d’accroître l’indépendance des personnes paralysées. L’implant est également envisagé pour traiter la cécité ou même des maladies psychiques comme la dépression. À terme, Musk veut aller au-delà de la santé. Il considère que son implant permettra d’augmenter les capacités humaines.

Cependant, la start-up est loin de faire l’unanimité. Un élu de la Chambre des représentants a invectivé la Food and Drug Administration (FDA) fin mars, estimant que l’autorité n’avait pas mené assez d’inspections avant d’autoriser les tests sur des humains. Plus de 1 500 animaux seraient en effet morts dans les laboratoires de l’entreprise depuis 2018, souvent dans d’atroces souffrances et pour des raisons inutiles.

Neuralink n’est pas la seule firme à développer une interface cerveau-ordinateur. C’est aussi le cas de Precision Neuroscience ou encore de Synchron.



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