Pour éviter de nouveaux procès, OpenAI négocie avec des éditeurs de presse

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Pour éviter de nouvelles poursuites judiciaires, OpenAI multiplie les négociations avec les éditeurs de presse. Un changement radical de stratégie pour le concepteur du chatbot ChatGPT, qui a entraîné ses premiers grands modèles de langage avec des textes récupérés en ligne, sans autorisation ni rémunération.


« Les choses avancent bien »


« Nous menons de nombreuses négociations et discussions avec de nombreux éditeurs”, explique Tom Rubin, responsable de la propriété intellectuelle et du contenu chez OpenAI, interrogé par l’agence Bloomberg. “Les choses avancent bien. Des accords ont déjà été annoncés. D’autres suivront”, promet-il.

Pour convaincre les éditeurs, l’entreprise de San Francisco devra sortir le carnet de chèque. Et aussi les persuader que l’intelligence artificielle générative ne représente pas une menace pour leur activité. « La situation est très différente de celles auxquelles ils ont été confrontés par le passé avec les moteurs de recherche et les médias sociaux, assure Tom Rubin. Le contenu est utilisé pour entraîner un modèle, pas pour le reproduire ».


Accord avec Axel Springer


En juillet, OpenAI a déjà signé un accord de licence avec Associated Press, la grande agence de presse américaine, lui permettant d’exploiter toutes les dépêches publiées depuis 1985. En décembre, la société a conclu un partenariat similaire avec l’éditeur allemand Axel Springer, qui détient le tabloïd Bild, le quotidien Die Welt, et les sites Business Insider et Politico. Selon Bloomberg, cet accord se chiffrerait en dizaines de millions d’euros.

Ces derniers mois, les procédures judiciaires contre OpenAI se sont multipliées. Elles émanent principalement d’auteurs qui accusent la start-up d’avoir utilisé des centaines de milliers de livres, contenus dans deux bibliothèques piratées, pour concevoir ses premiers modèles de langage GPT.


Plainte du New York Times


Fin décembre, la start-up vedette de l’IA a aussi été attaquée par le New York Times. Le grand quotidien américain l’accuse, exemples à l’appui, d’avoir utilisé des millions d’articles dans l’entraînement de ses modèles. Il réclame des “milliards de dollars dommages” à OpenAI. Et aussi la mise hors ligne des modèles alimentés par ses contenus.

Le New York Times assure avoir contacté OpenAI et Microsoft (le principal actionnaire de la start-up, lui aussi poursuivi) au printemps pour tenter de trouver une solution à l’amiable, autour d’un accord commercial autorisant l’utilisation de ses articles. Mais ces négociations n’ont pas abouti.

Pour l’instant, aucune plainte n’a donné lieu à un procès, qui pourrait faire jurisprudence face au vide juridique actuel. OpenAI risque d’être condamné à verser des sommes très importantes aux ayants droit. Et de devoir supprimer les données d’entraînement reposant sur les contenus en question.

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