Perplexity AI lève 70 millions de dollars pour concurrencer Google avec son chatbot de recherche

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La start-up américaine Perplexity AI a annoncé une levée de fonds de 70 millions de dollars le 4 janvier 2024, menée par la société d’investissement IVP et avec la participation de Nvidia, NEA, Bessemer, Elad Gil, Jeff Bezos, Nat Friedman, Databricks, Tobi Lutke, Guillermo Rauch, Naval Ravikant, Balaji Srinivasan. D’après TechCrunch, ce tour de table valoriserait la société à 520 millions de dollars.

Fondée en 2022, Perplexity cherche à s’imposer dans le domaine de la recherche sur Internet en utilisant un chatbot comme interface d’un grand modèle de langage. Une proposition de valeur similaire à ce qu’offrent Google avec Bard et Microsoft avec Bing Copilot. L’utilisateur pose des questions en langage naturel et se voit retourner des résumés qui citent leurs sources. Il peut ensuite approfondir avec d’autres questions si nécessaire. La start-up a levé plus de 100 millions de dollars à date et aurait 10 millions d’utilisateurs actifs mensuels.


Un business model qui reste à trouver


L’offre payante de Perplexity (à 20 dollars par mois) permet aux utilisateurs d’affiner les recherches en fonction de leurs préférences, de changer de modèle (avec au choix ceux d’OpenAI, Google, Mistral AI ou Anthropic), de faire de la génération d’images, et d’uploader des fichiers pour faire travailler un modèle dessus. Même si ChatGPT Plus s’est révélé une source de revenus non négligeable pour OpenAI en 2023, Perplexity risque d’avoir du mal à croître sur la base de ce seul business model.

Perplexity continue de développer ses propres modèles de langage (dont pplx-70b), mais rivaliser à long terme face à Google ou OpenAI (chez qui travaillait précédemment le CEO de Perplexity, Aravind Srinivas) ne sera pas une mince affaire. Pour se démarquer, elle mise sur son approche « sans censure », ce qui signifie que le modèle répondra même à des demandes considérées comme problématiques, par exemple sur comment pousser quelqu’un au suicide.

En parallèle se pose toujours le problème de la fiabilité de ces systèmes, aussi bien du point de vue du tri des sources que des « hallucinations » auxquelles ils sont susceptibles. Citer les sources est un minimum, mais l’intermédiation poussée à l’extrême de ces interfaces (dans le prolongement de ce qu’a progressivement établi Google au fil des ans) ne peut à terme que nuire à ceux qui produisent l’information, et dont les sites verront de moins en moins de visiteurs réels. Le risque est que leur nombre décline alors que celui des contenus de piètre qualité, générés automatiquement, n’explose.

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