OpenAI et Microsoft visés par une nouvelle plainte pour violation du droit d’auteur

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Nouvelle plainte contre OpenAI et Microsoft. Cette fois-ci, le concepteur de ChatGPT et son principal actionnaire sont poursuivis devant un tribunal de New York par deux auteurs américains, qui espèrent obtenir le statut de class action (action en nom collectif).

Comme pour les précédents dossiers, les deux plaignants, Nicholas Basbanes et Nicholas Gage, accusent OpenAI d’avoir utilisé leur travail pour entraîner ses grands modèles de langage GPT “sans autorisation ni paiement”. “Des violations délibérées et flagrantes des droits d’auteur”, assurent les auteurs.


Livres piratés


Une nouvelle fois, la procédure tourne autour des bases de données utilisées par OpenAI pour développer GPT. Jusqu’en 2020, la société précisait que le processus d’entraînement de son modèle reposait sur Wikipedia et sur deux bibliothèques de livres qu’elle ne nommait pas, les appelant simplement Books1 et Books2.

OpenAI a depuis toujours refusé de dire à quoi correspondaient ces deux noms. Mais des chercheurs suspectent qu’il s’agit de bases de données contenant des livres piratés. Entre 100.000 et 300.000 pour Books2, dont des œuvres protégées par le droit d’auteur. Depuis trois ans, le concepteur de ChatGPT ne détaille plus le processus d’entraînement des nouvelles versions de GPT.


D’autres plaintes


Depuis l’été dernier, au moins cinq plaintes ont été déposées contre OpenAI par des auteurs. En septembre, la start-up a notamment été poursuivie par l’Authors Guild, une association regroupant plus de 14.000 auteurs américains, qui s’est associée à quelques écrivains de renom, dont George R.R. Martin, auteur de la saga Le Trône de fer. Et une autre tentative de class action a été initiée en juin.

OpenAI et Microsoft sont aussi ciblés par le New York Times, qui demande des milliards de dollars de dédommagements pour l’utilisation de ses articles dans le processus d’entraînement des modèles GPT. D’autres médias pourraient suivre la même voie.

Pour le concepteur de ChatGPT, l’enjeu est d’abord financier. Chaque violation de droit d’auteur est en effet passible d’un dédommagement de 150.000 dollars. OpenAI risque aussi d’être condamné à supprimer les données d’entraînement reposant sur les contenus en question.

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