comment l’IA générative transforme le rôle des dirigeants français

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L’étude “Le leadership à l’ère de l’IA” d’IBM explore la transformation du leadership au niveau européen face à l’adoption de l’IA générative. Si les dirigeants français sont nombreux à s’engager dans son déploiement, ils sont également les plus conscients des défis éthiques, réglementaires et sécuritaires qu’elle pose. Elle met également en lumière leur engagement envers la gouvernance, la transparence et la conformité.

L’arrivée de ChatGPT fin 2022, celle de modèles de génération d’images, de vidéos et d’audios en 2023 a suscité un intérêt croissant auprès du grand public qui a rapidement adopté l’IA générative pour générer du contenu créatif. Mais qu’en est-il des dirigeants européens ?

Pour répondre à cette question, IBM a interrogé, en partenariat avec le cabinet Censuswide, 1633 dirigeants européens d’entreprises de plus de 500 employés au Royaume-Uni, en France, en Espagne, en Allemagne, en Italie et en Suède, provenant de plus de 15 industries et secteurs différents tels que la finance, la santé, la fabrication, la vente au détail, les télécommunications et les services publics.

Le leadership et l’IA en France

L’étude permet de découvrir comment la GenAI transforme le rôle des dirigeants confrontés à un environnement réglementaire complexe en constante évolution et explore comment, en France, ils concilient l’adoption de la technologie avec le devoir de leadership responsable.

Elle révèle une large adoption de la GenAI en France : 77% des dirigeants interrogés l’ont déjà déployé ou ont l’intention de le faire au cours de l’année 2024. Toutefois, bien que ce pourcentage soit important, il représente le plus faible taux d’adoption des marchés européens étudiés.

Les dirigeants interrogés identifient trois principales sources de pression les incitant à adopter l’IA générative. Celles-ci, qui ne proviennent pas seulement des concurrents ou des consommateurs, mais aussi des employés, des membres du conseil d’administration et des investisseurs, sont :

  • la modernisation et d’amélioration de l’efficacité opérationnelle (40%), en utilisant l’IA pour automatiser les processus courants et permettre aux employés d’effectuer des tâches à plus forte valeur ajoutée tout en contribuant à favoriser l’innovation ;
  • améliorer l’expérience client (38%) ;
  • redéployer la main-d’œuvre (36%).

Les membres des conseils d’administration ont été pratiquement unanimes (94%) sur le potentiel de la GenAI à contribuer à la prise de meilleures décisions de leadership.

Les défis liés au déploiement de l’IA générative

Les personnes interrogées considèrent l’adoption de la GenAI dans un cadre éthique et inclusif comme le principal défi, suivi de la pression pour recruter des talents spécialisés et des implications financières. Conformément à la moyenne européenne, 39% des Français interrogés considèrent les implications en matière de sécurité, notamment la confidentialité et la surveillance, comme le principal défi de l’IA responsable.

En matière de gouvernance, 94 % des Français interrogés ayant mis en œuvre l’IA générative, ou qui prévoient de le faire, ont déclaré faire de solides progrès. La France est d’ailleurs en tête de ses voisins européens pour la création de comités d’éthique dédiés, 36% des dirigeants ayant confirmé cette mesure. D’autres actions clés comprennent l’élaboration de cadres de gouvernance et d’évaluations d’impact.

Une formation continue en IA

La France est le seul pays à classer l’acquisition de talents comme le principal défi au déploiement de l’IA, le développement continu des compétences au sein des organisations est donc une priorité majeure. Une grande majorité des dirigeants (92%) prend donc des mesures pour s’assurer d’avoir les compétences appropriées en matière d’IA. Ils placent la montée en compétences de leur main-d’œuvre existante devant le recrutement de nouveaux spécialistes et l’externalisation auprès de fournisseurs de technologie.

Les dirigeants s’engagent également personnellement à développer leurs propres connaissances de l’IA générative, du paysage réglementaire, de la conformité et des implications éthiques. Ils ne veulent pas seulement acquérir une compréhension approfondie de la manière dont le contexte réglementaire s’appliquera à leur secteur et à leur entreprise, mais sont 39% à désirer contribuer auprès des décideurs politiques à l’élaboration de garde-fous.

La relation entre les entreprises françaises et l’environnement réglementaire a été examinée plus en détail : 87 % des personnes interrogées déclarent avoir une bonne compréhension du contexte réglementaire, soit le pourcentage le plus faible des autres pays européens étudiés, et seulement 53 % ont une idée claire de ce qu’il implique pour leur entreprise.

L’étude a ainsi révélé l’enthousiasme des dirigeants français face au potentiel de l’IA générative, un fort engagement dans la gouvernance et la formation continue, une volonté de s’impliquer dans la mise en place d’une IA responsable malgré une faible compréhension de la réglementation.



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