Bruxelles se penche sur le partenariat entre Microsoft et OpenAI

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Après Londres, Bruxelles s’intéresse aussi aux relations très étroites entre OpenAI et Microsoft. Mardi 9 janvier, la Commission européenne explique vouloir « vérifier », dans le cadre d’une consultation sur la concurrence dans l’intelligence artificielle générative, si l’investissement du géant de Redmond et le concepteur de ChatGPT « pourrait être examiné en vertu du Règlement sur les fusions de l’UE ».


Accord d’exclusivité


Bruxelles n’en dit pas plus sur sa démarche, première étape avant une potentielle enquête antitrust. Mais celle-ci intervient seulement un mois après l’ouverture d’une procédure de consultation par la Competition and Markets Authority (CMA) britannique. Aux Etats-Unis, la Federal Trade Commission (FTC) américaine examine également les liens entre les deux entreprises, explique l’agence Bloomberg.

Lancée en 2015, la start-up a levé environ 13 milliards de dollars auprès de Microsoft, qui est ainsi devenu son premier actionnaire, mettant la main sur près de la moitié de son capital. Dans le cadre de cet investissement massif, OpenAI s’est engagé à lui accorder l’exclusivité de l’exploitation commerciale dans le cloud de ses modèles d’IA générative, à commencer par GPT qui alimente ChatGPT.


Une acquisition déguisée


Pour la CMA, ce partenariat “étroit et multifacette” entre les deux entreprises pourrait constituer une acquisition déguisée, permettant à Microsoft d’exercer un contrôle sur OpenAI sans l’avoir officiellement racheté. L’autorité redoute ainsi que ce rapprochement ne se traduise par une “réduction de la compétition dans le développement ou l’utilisation des modèles fondamentaux”, qui justifierait l’ouverture d’une procédure antitrust.

L’ouverture d’une procédure de consultation par la CMA fait suite aux “évolutions récentes dans la gouvernance d’OpenAI, dont certaines impliquent Microsoft”, explique-t-elle. Mi-novembre, le patron de la start-up, Sam Altman, avait en effet été mis à la porte par le conseil d’administration, avant de récupérer son poste quelques jours plus tard, sous la pression notamment de l’éditeur de Windows.


Observateur au conseil d’admnistration


Depuis, Microsoft a obtenu un siège d’observateur au sein du futur conseil d’administration de la société. Un siège qui ne lui donnera, cependant, aucun droit de vote. Mais qui lui permettra de savoir ce qu’il se passe à la tête d’Open AI, alors qu’il avait été averti à la dernière minute de l’éviction de Sam Altman. Cela pourrait aussi lui permettre d’influencer les décisions du conseil.

“C’est très différent d’une acquisition comme le rachat de DeepMind par Google au Royaume-Uni”, répond Brad Smith, le président de Microsoft, déjà aux prises avec la CMA dans le dossier Activision Blizzard“Nous travaillerons étroitement avec la CMA pour lui fournir toutes les informations nécessaires”, promet-il.

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