un fonds de 100 millions d’euros dédié à l’IA, la blockchain et le quantique

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Après avoir soutenu des start-up comme Dataiku, la société d’investissement française Serena Capital, qui revendique 750 millions de dollars sous gestion en Europe, annonce le lancement d’un nouveau fonds. Dédié à l’amorçage de start-up spécialisées dans l’intelligence artificielle, la blockchain et l’informatique quantique, baptisé Serena Data Ventures II et doté de 100 millions d’euros, il a été présenté à la presse ce 9 novembre 2023.

Alors que les applications d’IA et de décentralisation passionnent, c’est sur leurs fondations technologiques sous-jacentes que Serena veut miser, des tickets compris entre 500 000 et 3,5 millions d’euros.


Miser sur les infrastructures technologiques


« 80% de l’investissement se concentre sur ce qui est visible : les couches applicatives. Notre positionnement, c’est de s’attaquer aux 20% restants, oubliés par les VCs », résume Bertrand Diard, Partner chez Serena, qui pilotera ce fonds. Il entend ainsi se focaliser sur les trois briques technologiques qu’il considère être « les fondations des prochaines révolutions technologiques » à savoir l’IA, la blockchain et l’informatique quantique, présentée comme la prochaine rupture technologique majeure.

Sur cette dernière thématique, Serena Data Ventures II n’a pas perdu de temps. Le fonds a participé au dernier tour de table de la pépite française Quandela, qui développe un ordinateur quantique optique pour lequel elle a annoncé cette semaine avoir levé 50 millions d’euros.


Des enjeux de souveraineté européenne


Au vu du caractère stratégique des sujets sur lesquels il se positionne, le véhicule d’investissement de Serena est soutenu par des investisseurs institutionnels tels que Bpifrance, via le Fonds National d’Amorçage 2 et le Fonds Européen d’Investissement, qui y voient un enjeu de souveraineté.

Mais il est également soutenu par des investisseurs privés aussi, pour beaucoup américains, notamment par d’importants fonds de capital-risque comme Salesforce Ventures ou GGV Capital. Ainsi, “80 % des participations de Data Ventures [le précédent fonds de Serena, ndlr] sont aujourd’hui présentes aux Etats-Unis”, précise-t-il. Bertrand Diard estime que cette dimension internationale est justement la valeur ajoutée apportée par Serena Capital aux entrepreneurs français et européens. 


Un soutien américain toujours précieux pour les start-up européennes


Les start-up européennes ont effectivement tout intérêt à aller chercher le soutien financier – souvent bien plus généreux – des investisseurs américains, ainsi que leur réseau d’influence. Pour reprendre l’exemple de la start-up française Dataiku, que Serena avait financé à l’amorçage, elle a atteint le statut de licorne en 2019 en déménageant à New York et en vendant une partie de son capital au fonds d’Alphabet (Google), qui a racheté une partie des actions à Serena.

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