Fraudes à l’USDT en Asie du Sud-Est : l’ONU lance l’alerte

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L’USDT dans le collimateur des Nations-Unies. Le marché des cryptomonnaies est actuellement en train d’opérer un tournant réglementaire sans précédent. Une procédure très largement accélérée par la récente approbation des ETF Bitcoin au comptant. Et, ce n’est pas le nouveau patron de Tether, Paolo Ardoino, qui va dire le contraire. En effet, il s’applique, depuis sa récente nomination, à devancer les exigences légales en la matière. Cela sous couvert de présenter sa société comme « proactive » dans le cadre des utilisations illicites de son stablecoin. Mais de toute évidence, la volonté ne suffit pas à éviter de devenir l’une des principales méthodes de paiement pour le blanchiment d’argent et les escroqueries en Asie du Sud-Est.

Tether souhaite se racheter une conscience

Si le patron de Tether devait porter le nom d’un super héros, il se nommerait certainement Super Freezer. Car depuis sa nomination en octobre dernier, il use et abuse de cette fonctionnalité de gel appliquée à son stablecoin USDT.

Et il ne compte pas s’arrêter là. En effet, il a récemment promis de réaliser ce tour de passe-passe à tous les portefeuilles sanctionnés par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) des États-Unis. Et cela de façon « proactive ». Tout un programme.

Tether souhaite se racheter une conscienceTether souhaite se racheter une conscience
Tether souhaite se rapprocher des régulateurs

Une volonté assez difficile à prendre autrement qu’avec un sourire blasé. Car la société Tether est également connue pour son opacité récurrente, le manque de transparence sur ses liquidités effectives et sa relation plus que problématique avec la plateforme Bitfinex

Et alors que le leader des stablecoins tente de s’acheter une bonne conduite, son stabecoin USDT est pointé du doigt en Asie du Sud-Est. Il serait, en effet devenu le parfait véhicule des fraudes et autres opérations de blanchiment…

USDT : largement plébiscité pour les fraudes

L’information émane d’un rapport publié en ce début de semaine par le Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime. Un document repris par le Financial Times, dans lequel le stablecoin USDT occupe une place inquiétante. Car il aurait été identifié « au cœur d’une industrie d’escroqueries en plein essor ».

Une dynamique principalement identifiée sur les territoires de l’Asie du Sud-Est. Avec comme terrain de jeu privilégié « la prolifération de casinos en ligne peu ou pas du tout réglementés ainsi que les cryptomonnaies ». Le tout à l’origine de ce qui est présenté comme une « accélération de l’écosystème criminel de la région ».

« Les plateformes de jeux d’argent en ligne, en particulier celles qui fonctionnent illégalement, sont devenues l’un des véhicules les plus populaires pour les blanchisseurs d’argent basés sur les cryptomonnaies, en particulier pour ceux qui utilisent Tether. »

Nations Unies

Mais, ce n’est pas tout. Car le stablecoin USDT serait également utilisé dans le cadre d’une escroquerie connue sous le nom de « boucherie de porcs ». Et selon la procureure pénale et experte en cybercriminalité basée en Californie, Erin West, « Tether est le mécanisme de choix … c’est rapide et les transactions ne peuvent pas être rétractées. Une fois que l’argent est déplacé, il est déplacé. Vous ne pouvez pas le retirer ». C’est oublier un peu vite que Paolo Ardoino est aux commandes.

Que fait donc Super Freezer en Asie du Sud-Est ? Peut-être se soucie-t-il moins d’afficher son zèle réglementaire dans des zones géographiques où « les réglementations sur les cryptomonnaies sont pratiquement inexistantes ». De toute évidence, le stablecoin USDT est très apprécié des criminels peu informés sur son caractère hautement centralisé. Encore quelques millions à geler en 2024 !



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