Malgré les doutes de Bruxelles, Amazon refuse de faire des concessions sur le rachat d’iRobot

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Le rachat d’iRobot par Amazon semble de plus en plus incertain. Le géant américain du commerce en ligne n’a en effet pas offert de concessions pour répondre aux inquiétudes exprimées par la Commission européenne, avant la date limite fixée au mercredi 10 janvier.

Evincer les concurrents ?

Fin novembre, Bruxelles avait adressé une communication des griefs à Amazon, estimant au terme de son enquête approfondie que l’acquisition du fabricant des aspirateurs robots Roomba pourrait lui permettre de « restreindre la concurrence” sur ce marché. Et donc d’augmenter les ventes de sa nouvelle filiale.

Concrètement, la Commission redoute que la société puisse “évincer” les concurrents d’iRobot de sa place de marché, qui représente “un canal particulièrement important pour la vente d’aspirateurs robots” dans plusieurs États membres, dont la France, l’Allemagne ou encore l’Italie.

Accès à la marketplace

Par exemple, Amazon pourrait les empêcher de vendre leurs produits sur son site. Ou alors dégrader leur accès à la marketplace, notamment en abaissant leur position dans les résultats de recherche ou en augmentant le coût des annonces publicitaires, qui occupent désormais une place prépondérante.

En revanche, Bruxelles avait écarté deux autres motifs d’inquiétudes, soulevés avant son enquête approfondie. D’une part, un potentiel blocage des interfaces de programmation de son assistant vocal Alexa pour les rivaux d’iRobot. Et d’autre part, un potentiel avantage compétitif, par rapport aux autres marketplaces, tiré de l’exploitation des données collectées par les aspirateurs.

Verdict le 14 février

Comme le prévoit la procédure européenne sur les acquisitions, la Commission avait laissé un délai à la société pour répondre à ses doutes. Ce qu’Amazon n’a donc pas fait. Le verdict définitif doit être rendu avant le 14 février.

L’opération a déjà été approuvée par la Competition & Market Authority (CMA), le gendarme britannique de la concurrence, qui avait estimé que la taille relativement modeste d’iRobot écartait tout risque concurrentiel. Aux Etats-Unis, la Federal Trade Commission (FTC) étudie aussi le dossier mais n’a pas encore décidé de saisir ou non la justice pour lui demander de bloquer le rachat.

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