Bruxelles ouvre une enquête sur l’acquisition d’iRobot par Amazon

0



Autorisé au Royaume-Uni, mais sous le coup d’une procédure antitrust en Europe. Jeudi 6 juillet, la Commission européenne a officialisé l’ouverture d’une enquête approfondie sur le rachat pour 1,7 milliard (1,55 milliard d’euros) de dollars d’iRobot, le fabricant des aspirateurs robots Roomba, par Amazon.

Annoncée en août 2022, cette opération pourrait permettre au géant américain du commerce en ligne “de restreindre la concurrence sur le marché des aspirateurs robots et de renforcer sa position de fournisseur de place de marché en ligne”, souligne Bruxelles, qui promet de rendre sa décision définitive avant le 15 novembre.


Les concurrents d’iRobot évincés ?


Dans le détail, la Commission redoute que la société puisse “évincer” les concurrents d’iRobot de sa place de marché, qui représente “un canal particulièrement important pour la vente d’aspirateurs robots dans plusieurs États membres de l’UE”. Amazon pourrait les empêcher de vendre leurs produits sur son site. Ou alors dégrader leur accès à la marketplace, par exemple en abaissant leur position dans les résultats de recherche ou en augmentant le coût des annonces publicitaires, qui occupent désormais une place prépondérante.

Le gendarme européen de la concurrence souligne qu’Amazon dispose d’une autre arme potentielle pour gagner des parts de marché : empêcher les autres marques d’accéder aux interfaces de programmation de son assistant vocal Alexa et à la certification « Works with Alexa ». Deux éléments qui “semblent être des arguments de vente importants pour permettre aux fabricants et fournisseurs d’aspirateurs robots d’affronter la concurrence”.


Pas de risques pour la CMA


Enfin, Bruxelles redoute que l’acquisition d’iRobot ne permette à Amazon d’obtenir des données fournies par les utilisateurs ou collectées par les aspirateurs. Cela pourrait lui conférer un “avantage important” sur le marché des services de place de marché en ligne offerts à des vendeurs tiers. Et sur celui des services publicitaires connexes. “L’opération pourrait donc créer des barrières à l’entrée et à l’expansion pour les concurrents d’Amazon, au détriment des consommateurs”, estime la Commission.

En juin, le rachat d’iRobot avait obtenu le feu vert de la Competition & Market Authority (CMA), le gendarme britannique de la concurrence, qui avait estimé que la taille relativement modeste d’iRobot écartait tout risque concurrentiel. L’acquisition reste aussi dans le collimateur de la Federal Trade Commission (FTC), l’autorité antitrust américaine, qui n’a pas encore décidé de saisir ou non la justice pour demander son blocage.

Sélectionné pour vous

Le Cyber Resilience Act, le RGPD de la cybersécurité ?



Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.