đź“° Impressionnante fortification d’oasis de l’âge du bronze dĂ©couverte dans le dĂ©sert d’Arabie

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Dans le dĂ©sert aride du nord de l’Arabie saoudite, une Ă©quipe internationale d’archĂ©ologues, menĂ©e par des chercheurs du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) en France et de la commission archĂ©ologique d’Arabie saoudite, a mis au jour une impressionnante fortification (La fortification (du latin fortis, fort, et facere, faire) est l’art militaire, de renforcer une…) entourant l’oasis de Khaybar. Cette dĂ©couverte confirme la prĂ©sence humaine dans la rĂ©gion depuis des millĂ©naires.


Vue en reconstruction de la partie nord de l’oasis fortifiĂ©e de Khaybar vers 2000 avant notre ère. Dans l’attente des rĂ©sultats des analyses archĂ©obotaniques dĂ©finitives, le couvert vĂ©gĂ©tal Ă  ce stade est basĂ© sur les espèces identifiĂ©es rĂ©pertoriĂ©es (acacia, tamaris, amarante (), cĂ©rĂ©ales).
© Khaybar LDAP, M. Bussy & G. Charloux.

L’oasis de Khaybar, un lieu dĂ©jĂ  chargĂ© d’histoire religieuse et de significations culturelles, se rĂ©vèle aujourd’hui comme le site d’une des plus grandes fortifications de l’âge du bronze en Arabie saoudite. Les fouilles ont rĂ©vĂ©lĂ© que les remparts, qui s’Ă©tendaient autrefois sur 14,5 km, mesuraient entre 1,7 et 2,4 mètres d’Ă©paisseur et pouvaient atteindre jusqu’Ă  5 mètres de hauteur. La fortification enveloppait une zone d’environ 1 100 hectares, une Ă©tendue remarquable pour l’Ă©poque.

Datant de 2250 Ă  1950 avant notre ère, cette structure gigantesque tĂ©moigne de la sophistication sociale et architecturale des sociĂ©tĂ©s de l’Ă©poque. Les analyses au radiocarbone des Ă©chantillons prĂ©levĂ©s suggèrent que ces murs ont Ă©tĂ© Ă©rigĂ©s dans un contexte oĂą la crĂ©ation de grandes oasis fortifiĂ©es Ă©tait courante dans le nord-ouest (Le nord-ouest est la direction entre les points cardinaux nord et ouest. Le nord-ouest est…) de l’Arabie.


Localisation des Ă©chantillons sur le rempart KH00905 (plan d’orthophotographie (Les orthophotographies ou orthoimages sont des images aĂ©riennes ou satellitales de la surface…) et coupes).
© Khaybar LDAP, G. Charloux, F. Guermont et K. Guadagnini.

L’Ă©tude rĂ©cente publiĂ©e dans le Journal of Archaeological Science, met en lumière (La lumière est l’ensemble des ondes Ă©lectromagnĂ©tiques visibles par l’Ĺ“il…) la complexitĂ© (La complexitĂ© est une notion utilisĂ©e en philosophie, Ă©pistĂ©mologie (par…) de ces structures. En effet, les remparts de Khaybar ne servaient pas uniquement Ă  la dĂ©fense, mais aussi Ă  dĂ©limiter le territoire (La notion de territoire a pris une importance croissante en gĂ©ographie et notamment en…) et Ă  protĂ©ger les populations sĂ©dentaires vivant au sein de l’oasis. Ce site fait partie d’un rĂ©seau (Un rĂ©seau informatique est un ensemble d’Ă©quipements reliĂ©s entre eux pour Ă©changer des…) plus vaste d’oasis fortifiĂ©es dans la rĂ©gion, dont la ville fortifiĂ©e de Tayma, avec ses murs d’environ 19 kilomètres (Le mètre (symbole m, du grec metron, mesure) est l’unitĂ© de base de longueur du Système…) de long.

Aujourd’hui, bien que seulement une partie des murs et 74 bastions soient prĂ©servĂ©s, la dĂ©couverte de cette immense fortification offre un nouveau regard sur l’occupation humaine dans cette partie du monde et soulève des questions passionnantes sur les interactions entre ces anciennes sociĂ©tĂ©s.

La dĂ©couverte de Khaybar, avec ses vestiges d’une civilisation prĂ©islamique, vient s’ajouter Ă  la riche histoire religieuse et culturelle de la rĂ©gion. Elle tĂ©moigne de la capacitĂ© des peuples anciens Ă  s’adapter et Ă  prospĂ©rer dans des environnements difficiles, comme le dĂ©sert aride d’Arabie. La prĂ©sence d’une telle fortification autour (Autour est le nom que la nomenclature aviaire en langue française (mise Ă  jour) donne…) d’une oasis illustre par ailleurs l’importance de l’eau et des terres fertiles pour les communautĂ©s anciennes.


Carte des groupes « remparts » et notamment du mur d’enceinte extĂ©rieur en rouge (Gr.C), avec datation des rĂ©sultats de sondages, dans l’oasis de Khaybar.
© Khaybar LDAP, G. Charloux.

Cette dĂ©couverte archĂ©ologique majeure ne fait pas seulement progresser notre comprĂ©hension de l’histoire de l’Arabie saoudite, mais Ă©claire aussi d’une lumière nouvelle la complexitĂ© des sociĂ©tĂ©s humaines de l’âge du bronze. Elle offre un aperçu fascinant des dĂ©fis, des stratĂ©gies et des rĂ©ussites des anciens peuples de cette rĂ©gion.



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