📰 Découverte d’une très ancienne civilisation urbaine oubliée en Amazonie

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Dans la vaste étendue de l’Amazonie, une découverte majeure vient remettre en question la vision d’une forêt primitive. En effet, des chercheurs ont mis au jour un réseau urbain préhispanique impressionnant, datant de 2 500 ans. Ce travail, minutieusement mené par une équipe internationale dont l’archéologue français Stéphane Rostain, a été récemment publié dans la revue Science.


Image Antoine DORISON et Stéphen ROSTAIN

L’Amazonie, ce poumon (Le poumon est un organe invaginé permettant d’échanger des gaz vitaux, notamment…) vert de notre planète (Une planète est un corps céleste orbitant autour du Soleil ou d’une autre étoile de…), est souvent perçue comme un territoire (La notion de territoire a pris une importance croissante en géographie et notamment en…) sauvage et inviolé. Pourtant, cette image est désormais contestée par les trouvailles archéologiques récentes, qui révèlent une histoire humaine riche et complexe. Ainsi, les fouilles entreprises dans la vallée (Une vallée est une dépression géographique généralement de forme…) de l’Upano, en Équateur, révèlent des constructions telles que des plates-formes, des places et des routes, témoignant d’une organisation (Une organisation est) urbaine soignée.

Ces fouilles, entamées il y a plus de vingt ans par Stéphane Rostain, ont pris un tournant décisif en 2015 avec l’utilisation du Lidar, un capteur laser (Un laser est un appareil émettant de la lumière (rayonnement électromagnétique)…) aéroporté. Cette technologie (Le mot technologie possède deux acceptions de fait 🙂 a permis de percer la dense canopée (La canopée est l’étage supérieur de la forêt, en contact direct avec…) de l’Amazonie, révélant ainsi l’existence de 6 000 monticules sur une zone de 300 kilomètres (Le mètre (symbole m, du grec metron, mesure) est l’unité de base de longueur du Système…) carrés. La découverte d’une rue principale traversant une zone urbaine a particulièrement impressionné les chercheurs, et permettra probablement une compréhension plus fine de l’organisation de ces cités.


Image Antoine DORISON et Stéphen ROSTAIN

Les résultats indiquent que ces sites étaient habités par le peuple Upano, qui aurait occupé ces lieux entre 500 avant notre ère et 300 à 600 après notre ère. La population de cette civilisation est estimée à plusieurs milliers d’habitants, voire jusqu’à 30 000 à son apogée (Un apogée (du grec apogeios : loin de la terre ; apo : loin + gê :…). Ces villes étaient interconnectées par un réseau (Un réseau informatique est un ensemble d’équipements reliés entre eux pour échanger des…) de routes, et les habitants cultivaient des plantes telles que le manioc (Le manioc (Manihot esculenta) est un arbuste vivace de la famille des Euphorbiacées,…), le maïs et la patate douce (La patate douce (Ipomoea batatas) est une plante vivace de la famille des Convolvulacées…).

Cette découverte bouleverse notre compréhension de l’Amazonie précolombienne. Elle démontre l’existence d’une société complexe et organisée, capable de transformer son environnement pour répondre à ses besoins. Les archéologues continuent d’étudier ces sites pour mieux comprendre ces sociétés anciennes et leur relation avec l’environnement.



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