des dizaines de morts mais le risque de tsunami levé

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Le Japon est un archipel volcanique situé à la rencontre de plusieurs plaques tectoniques ce qui explique l’importance de la séismicité qui y frappe les hommes depuis des millénaires. On vient d’en voir un nouvel exemple en ce début d’année 2024 avec une séries de tremblements de terre qui a causé un tsunami, heureusement sans gravité, mais plus de 50 morts.

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On sait que le Japon se trouve sur la fameuse Ceinture de feu du Pacifique qui désigne l’alignement de volcans qui borde l’océan Pacifique sur la majorité de son pourtour, soit environ 40 000 kilomètres. C’est aussi le lieu de fréquents séismes et il a fallu attendre la découverte de la théorie de la tectonique des plaques pour comprendre que ces manifestations telluriques se produisent précisément aux bordures des plaques. Les séismes y sont alors des libérations d’énergie associées à des contraintes mécaniques dans les roches constituants les plaques en mouvement à leurs bordures.

Dans le cas du Japon, cela explique aussi pourquoi environ 10 % des volcans terrestres actifs s’y trouvent (la majorité sont sous-marins sur notre Planète bleue) et qu’il s’y produit jusqu’à 1 500 tremblements de terre chaque année, avec des magnitudes de 4 à 6 qui ne sont pas rares. Il n’est donc pas surprenant que la préfecture d’Ishikawa sur la côte ouest du Japon et les régions voisines aient été frappées par un tremblement de terre de magnitude 7,6 le lundi après-midi du 1 janvier 2024


Le premier janvier 2024, l’Agence météorologique japonaise signalait des séismes au large d’Ishikawa et des préfectures voisines, l’un d’entre eux ayant une magnitude préliminaire de 7,6. On craignait des tsunamis avec des victimes et ce deux janvier, les séismes continuent de se produire. © euronews (en français)

Plus de 155 séismes en 24 h

Entre lundi, 16 heures, et mardi, 9 heures, ce ne sont pas moins de 155 séismes qui ont été enregistrés. Le plus important avec une magnitude de 7,6 a été nettement ressentie jusqu’à Tokyo, à plus de 300 km à vol d’oiseau de l’épicentre de la préfecture d’Ishikawa, entrainant lundi un tsunami sur les côtes ouest de la mer du Japon. La hauteur des vagues est heureusement restée peu importante et l’agence météorologique japonaise a officiellement levé mardi matin le risque de tsunamis sur la côte occidentale de l’île principale du Japon, Honshu, ainsi que pour l’île septentrionale de Hokkaido.

Construites pour résister à des séismes de grandes magnitudes, les centrales nucléaires japonaises ne donnent aucun signe d’inquiétude.

Rappelons que lorsque l’on parle séismes d’une magnitude donnée il s’agit en fait de séismes sur l’échelle de magnitude de moment, une échelle qui a remplacé la fameuse échelle de Richter et qui est plus précise, plus rigoureuse, et qui applicable partout dans le monde alors que celle de Richter était surtout adapté pour les tremblements de Terre en Californie. On emploie parfois encore le terme magnitude de Richter dans les média mais il s’agit en fait de l’échelle de magnitude de moment. En pratique, c’est une bonne approximation de l’impact des séismes dans beaucoup de cas.


Ce mardi 2 janvier 2024, les alertes aux tsunamis ont été levées mais des dizaines de personnes sont mortes des suites des séismes au Japon. © euronews (en français)



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