📰 Le vaisseau américain Peregrine va finalement rater la Lune

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Dans l’obscuritĂ© du ciel nocturne, le 8 janvier dernier, la fusĂ©e Vulcan Centaur de United Launch Alliance s’est Ă©lancĂ©e depuis la station spatiale de Cap Canaveral en Floride, marquant l’exploration spatiale amĂ©ricaine. La mission Ă©tait de dĂ©ployer le vaisseau Peregrine, le premier engin spatial amĂ©ricain Ă  tenter un atterrissage (L’atterrissage dĂ©signe, au sens Ă©tymologique, le fait de rejoindre la terre ferme….) en douceur sur la Lune depuis cinquante ans.

Peregrine, dĂ©veloppĂ© par la sociĂ©tĂ© privĂ©e amĂ©ricaine Astrobotic Technology, transportait une charge diversifiĂ©e, allant d’instruments scientifiques Ă  des cendres et ADN de cĂ©lĂ©britĂ©s. L’objectif principal de cette mission Ă©tait de rĂ©aliser le premier atterrissage contrĂ´lĂ© d’un engin privĂ© sur la Lune, avec des expĂ©riences destinĂ©es Ă  analyser les conditions lunaires.


Vue d’artiste de l’atterrisseur (Un atterrisseur (lander en anglais) dĂ©signe en dans le domaine de l’astronautique un engin…) lunaire (Pour les homonymes, voir Pierrot lunaire, une Ĺ“uvre de musique vocale d’Arnold Schönberg.) Peregrine. Image Astrobotic

Malheureusement, six heures après son lancement, le vaisseau a rencontrĂ© un problème technique majeur. Une fuite de carburant (Un carburant est un combustible qui alimente un moteur thermique. Celui-ci transforme…), causĂ©e par le dysfonctionnement d’une valve, a compromis la mission. Cette valve, situĂ©e entre l’hĂ©lium (L’hĂ©lium est un gaz noble ou gaz rare, pratiquement inerte. De numĂ©ro atomique 2, il…) sous pression (La pression est une notion physique fondamentale. On peut la voir comme une force rapportĂ©e…) et l’oxydant, n’a pas rĂ©ussi Ă  se refermer correctement, entraĂ®nant une augmentation de la pression dans le rĂ©servoir d’oxydant, qui a fini par se rompre.

La consĂ©quence de cette avarie est claire: Peregrine n’a dĂ©sormais aucune chance de se poser en douceur sur la Lune. NĂ©anmoins, Astrobotic a annoncĂ© que le vaisseau avait encore assez de carburant pour continuer Ă  fonctionner comme un engin spatial, mĂŞme si l’objectif d’un atterrissage lunaire a dĂ» ĂŞtre abandonnĂ©.

Ce revers ne signifie pas la fin de la mission pour Peregrine. L’engin spatial, pesant 1.2 tonnes, devait initialement dĂ©ployer cinq charges utiles de la NASA et quinze autres expĂ©riences sur la Lune, incluant des dispositifs pour mesurer les niveaux de radiation, la glace en surface (Une surface dĂ©signe gĂ©nĂ©ralement la couche superficielle d’un objet. Le terme a…) et les champs magnĂ©tiques. Ces instruments auraient pu fournir des donnĂ©es (Dans les technologies de l’information (TI), une donnĂ©e est une description Ă©lĂ©mentaire, souvent…) prĂ©cieuses sur les ressources lunaires et les risques potentiels pour l’homme.

Le choix de transporter des cendres et ADN de personnalités a suscité des controverses. Le président de la Nation Navajo a même écrit une lettre ouverte à la NASA et au Département des Transports des États-Unis, qualifiant le dépôt de restes humains sur la Lune de « profanation ».

Astrobotic, pionnier de cette nouvelle ère de partenariats privĂ©-public avec la NASA, prĂ©voit dĂ©jĂ  d’autres missions lunaires en 2024. La NASA, jouant le rĂ´le de « client », laisse aux entreprises la latitude (La latitude est une valeur angulaire, expression du positionnement nord-sud d’un point sur Terre…) de concevoir et planifier leurs missions, une approche visant Ă  rĂ©duire les coĂ»ts, accĂ©lĂ©rer le dĂ©veloppement et stimuler l’innovation.



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