les enfants les plus pauvres et les plus riches sont les plus exposés

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Une étude française du ministère de la Santé pointe du doigt les inégalités sociales quant à l’exposition des enfants aux principaux polluants atmosphériques. Une légère diminution de cette exposition avant l’âge de 1 an permettrait d’éviter des milliers d’hospitalisations pour asthme ou bronchiolite.

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La pollution de l’air représente un enjeu majeur de la santé publique, en particulier pour les plus jeunes, quand on sait qu’elle est à l’origine d’au moins 1 200 décès prématurés par an en Europe chez les enfants et les adolescents. Sur le continent, une proportion significative de l’asthme chez les enfants serait attribuable à la pollution atmosphérique et serait en partie évitable si les normes de qualité de l’air de l’Organisation mondiale de la santé étaient respectées.

En France métropolitaine, les jeunes enfants vivant dans les ménages les plus modestes mais également les plus aisés seraient les plus exposés à la pollution de l’air due aux particules fines de moins de 2,5 micromètres (les PM2,5) d’après une étude du ministère de la Santé publiée jeudi dernier. « En effet, les plus aisés résident plus souvent dans les grandes aires urbaines, où se concentre la pollution atmosphérique, et les moins aisés dans les communes et les banlieues les plus polluées, au sein de ces aires », explique le rapport de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques.

Le cas des enfants issus de familles modestes

L’étude pointe du doigt les inégalités sociales de santé, qui rendent les enfants de familles modestes particulièrement touchés par la pollution de l’air : « Que ce soit par le biais des différences d’exposition ou des différences de vulnérabilité, la pollution atmosphérique pourrait contribuer aux inégalités sociales de santé, ce dès le plus jeune âge. ». Dès la naissance ces enfants sont en moins bon état de santé, ayant par exemple un risque 1,5 fois plus élevé de naître prématurément que les plus aisés.

Précédemment, des chercheurs américains avaient trouvé un lien direct entre l’asthme chez l’enfant et la pollution atmosphérique. Or, environ 11 000 enfants par an sont admis à l’hôpital en urgence pour asthme avant l’âge de 3 ans. Les enfants les plus modestes sont 1,9 % à être admis à l’hôpital en urgence pour asthme avant cet âge, contre 1,2 % chez les plus aisés (soit un risque multiplié par 1,6). Même cas de figure pour la bronchiolite avant l’âge de 2 ans (qui concerne 28 000 enfants nés chaque année), avec un risque doublé pour les plus modestes par rapport aux plus aisés.

15 jours sans exposition pour éviter des milliers d’hospitalisations

Le rapport précise qu’une diminution d’exposition moyenne annuelle aux particules fines d’environ 1 % pendant la première année de vie d’un enfant est primordiale, dans le sens où cela permettrait d’éviter des milliers d’hospitalisations. « Cela revient à préserver les enfants de moins d’un an d’une quinzaine de jours d’augmentation ponctuelle importante de leur exposition à ces polluants, afin d’éviter de l’ordre de 2 000 cas hospitalisés de bronchiolites, 1 800 cas hospitalisés d’asthmes et 6 100 prises en charge d’enfants avec des délivrances de médicaments anti-asthmatiques. »



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