Pourquoi certaines personnes ont plus de rides que d’autres ? Les scientifiques percent le mystère

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Notre peau est comme un parchemin sur lequel s’écrit notre vie… Mais, foin de poésie métaphorique ! Ces rides qui se dessinent au moindre sourire, ces « pattes d’oie » qui s’incrustent au coin des yeux… on s’en passerait bien, d’autant que tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Une étude vient d’identifier pourquoi certaines peaux ne reflètent pas leur âge chronologique.  

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L’apparition des rides, ridules, et autres signes liés à l’âge est le plus souvent corrélée à une réduction de la production de collagène, à l’exposition au soleilsoleil, au mode de vie, voire à certains facteurs environnementaux. Mais une équipe internationale de chercheurs vient de faire une découverte étonnante, révélant un lien potentiel entre le vieillissement cutanécutané et le microbiome, autrement dit l’ensemble des micro-organismes vivant à la surface de la peau.

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Plus on passe de temps au soleil, ou exposé à la pollution ou à la fumée de cigarette, plus la peau a tendance à devenir ridée. Au-delà de l’avancée en âge, ce sont les facteurs les plus communément mis en cause dans le développement des signes liés au vieillissement cutané. Ils ne seraient toutefois pas les seuls, comme le révèlent des travaux conjointement menés par des chercheurs du Center for Microbiome Innovation (CMICMI) de l’université de Californie à San Diego et de L’Oréal Recherche & Innovation. Le microbiome cutané, à savoir les bactéries nichées sur la peau, pourrait également jouer un rôle central dans le développement (ou pas) des rides, ridules, et autres pattes d’oieoie.

De nouveaux biomarqueurs microbiens liés aux signes du vieillissement cutané 

« Des études antérieures ont montré que les types de microbes présents sur notre peau changent de manière assez prévisible avec l’âge. Notre peau change également physiologiquement avec l’âge : nous avons, par exemple, des rides et notre peau devient plus sèche. Mais il existe des variations dans ce à quoi cela ressemble selon les gens : vous avez probablement remarqué que certaines personnes ont une peau d’apparence plus jeune ou plus âgée que beaucoup d’autres de leur âge. Grâce à des méthodes statistiques avancées, nous avons pu distinguer les microbes associés à ces types de signes de vieillissement cutané, comme les rides de la patte d’oie, de ceux qui sont simplement associés à l’âge en tant que nombre chronologique », explique Se Jin Song, directeur de recherche du CMI, dans un communiqué.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont analysé des données issues de 13 études sur la santé de la peau menées au cours de ces dernières années par L’Oréal, incluant plus de 650 femmes âgées de 18 à 70 ans. Le tout reposant non seulement sur des données cliniques cutanées, mais aussi sur des données relatives à l’identification et la classification de bactéries.

À l’issue de leurs recherches, rendues publiques dans la revue Frontiers in Aging, les scientifiques mettent en évidence une « association positive » entre la diversité du microbiome et les rides de la patte d’oie, situées dans le coin externe de l’œil, mais en revanche « une corrélation négative » entre la diversité du microbiome et la perte d’eau transépidermique, autrement dit la quantité d’eau qui s’évapore de la peau — généralement lorsque la barrière cutanée est altérée en raison du vieillissement cutané.

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Une piste pour de nouveaux soins de la peau ?

Il ne s’agit que d’un premier pas, loin de donner lieu à de nouvelles solutions de préventionprévention, mais cette découverte pourrait permettre de mener des recherches plus approfondies pour mieux comprendre les associations entre le microbiome et le vieillissement cutané — et pourquoi pas conduire à long terme au développement d’une véritable cure de jouvence.

“Une étape importante vers le développement de technologies pour une peau plus saine et plus jeune”

« Cette recherche est révolutionnaire dans l’identification de nouveaux biomarqueurs microbiens liés aux signes visibles du vieillissement comme les rides de la patte d’oie. Elle marque une étape importante vers le développement de technologies pour une peau plus saine et plus jeune. Nous sommes impatients de partager de nouveaux résultats dès qu’ils seront disponibles, faisant ainsi progresser la compréhension de la communauté scientifique et sa contribution à l’avancement de nouvelles solutions de soins de la peau », se réjouit Qian Zheng, à la tête de l’équipe Advanced Research pour l’Amérique du Nord chez L’Oréal.

L’objectif désormais est de se concentrer sur l’identification des biomarqueurs spécifiques du microbiome liés au vieillissement de la peau, afin de tenter — toujours à long terme — de mettre au point une méthode pour les modifier afin de les améliorer. Chose qui pourrait permettre d’aboutir à des technologies, que ce soit à travers des cosmétiques ou des outils beauté plus sophistiqués, destinées à atténuer les signes de l’âge de façon (toujours plus) significative.

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