Odyssey, le nouvel eVscope intelligent d’Unistellar pour tous

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Le temps passe vite, cela fera bientôt sept ans que Futura vous parle de la société française Unistellar qui aide à démocratiser l’accès au ciel profond pour les amateurs d’astronomie tout en faisant de la science citoyenne à grande échelle au moyen de la technologie de l’eVscope (Enhanced Vision Telescope). Le monde des exoplanètes est ainsi devenu relativement facilement accessible pour des possesseurs d’eVscope, même sans être détenteur du DUAO (Diplôme universitaire d’astronomie observationnelle) de l’Observatoire de la Côte d’Azur (OCA).

Ils sont plusieurs derrière la révolution en cours avec les générations de cet instrument qui se succèdent.

Mais au cours de ces années, Futura a plus particulièrement demandé à l’un des fondateurs d’Unistellar de nous parler de l’évolution des eVscope et de ce qu’il est possible de faire avec eux. Il s’agit de l’astronome français Franck Marchis, membre de l’Institut Seti, grand spécialiste des volcans de Io et des astéroïdes, et également dans l’imagerie directe d’exoplanètes comme Bêta Pictoris b avec l’instrument Gemini Planet Imager. Franck Marchis a été élu membre de l’Académie des sciences de Californie à la fin de l’année dernière.

Il y a du nouveau chez Unistellar et nous nous sommes donc tournés une fois encore vers Franck Marchis pour qu’il nous parle de la nouvelle gamme de télescopes intelligents révélée en ce début de janvier 2024.


Franck Marchis nous parle des eVscope d’Unistellar. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l’écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Unistellar

Futura : Unistellar sort donc un nouvel eVscope que vous avez baptisé Odyssey, en quoi est-il différent des précédents ?

Franck Marchis : On peut déjà dire qu’il est encore plus intelligent et facile à utiliser. Il est plus petit et plus léger (4 kilos), donc plus facile à emporter avec soi pour faire des observations partout où l’on veut, même en ville car il dispose de la Deep Dark Technology qui permet de filtrer automatiquement la pollution lumineuse de l’éclairage urbain. Plus besoin de l’aligner et de faire des réglages, tout est automatique et le télescope délivre la meilleure image possible depuis le site de l’utilisateur. On peut dire aussi qu’il s’adresse plus spécifiquement aux « techno-enthousiastes ».

Futura : Pouvez-vous préciser ?

Franck Marchis : Nous nous rapprochons des mondes prédits par Arthur Clarke dans 2001 : l’Odyssée de l’espace, pas seulement avec l’intelligence artificielle comme l’illustre ChatGPT, mais surtout parce qu’il est clair que l’on va travailler de plus en plus dans l’espace autour de la Terre mais aussi pour des missions lunaires et dans le Système solaire. Les gens veulent participer à l’aventure permise avec les nouvelles technologies sans nécessairement se transformer complètement en astronomes amateurs.

Futura : Il n’est plus question de faire de la science participative avec un eVscope Odyssey ?

Franck Marchis : C’est toujours possible, rien ne change de ce point de vue là avec Odyssey, mais il est plutôt un instrument complémentaire destiné avant tout aux techno-enthousiastes en raison de son utilisation encore plus facile grâce aux applications qui accompagnent encore plus l’utilisateur. L’accès démocratisé du ciel profond au royaume des galaxies de Hubble reste de mise. Mais nous avons amélioré l’accès aux planètes et aux objets du Système solaire.

Futura : Pouvez-vous là encore préciser ?

Franck Marchis : Nous avons ajouté un mode d’observation spécifiquement dédié à l’obtention d’images détaillées des planètes. Ce mode planétaire permet d’empiler des observations en une courte pause pour obtenir des images avec une plus grande résolution, meilleure que les eVscopes précédents.

Les images du Système solaire sont donc encore plus spectaculaires et on devrait ainsi, par exemple, faire de belles observations de la comète 12/Pons-Brook qui sera visible à l’œil nu en 2024. Sa magnitude devrait avoisiner 4 lorsqu’elle s’approchera de son périhélie le 21 avril.

Pour préciser un peu plus, l’utilisateur d’un Odyssey dispose de ce que nous avons appelé la Multi-Depth Technology. Elle permet de changer automatiquement et de façon fluide le réglage de l’eVscope selon que l’on veut observer des planètes voisines ou plonger dans l’espace profond avec ses galaxies et nébuleuses lointaines.


Une publicité pour Odyssey. © Unistellar

Futura : Odyssey se décline en deux versions ?

Franck Marchis : Oui, il y a la version de base à 2 499 € et la version pro à 3 999 €. Dans les deux cas on peut faire des observations jusqu’à la magnitude 17,2 et la batterie de l’eVscope peut durer cinq heures. Une troisième version plus haut de gamme sera disponible en avril 2024, avec une batterie pouvant durer neuf heures, la version Red.

Odyssey Pro dispose d’un oculaire électronique mis au point en collaboration avec Nikon (Nikon Eyepiece Technology) qui offre une sensation d’immersion époustouflante.

 



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