Découverte inattendue près de Rome d’une nécropole de l’élite romaine remplie de trésors

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L’un des plus importants viviers archéologiques d’Italie continue de révéler ses trésors. À côté de la petite ville de Tarquinia, une équipe de chercheurs menant des fouilles préventives a exhumé des dizaines de sépultures enfermant des membres de l’aristocratie romaine durant l’Antiquité. Avec eux étaient enterrées des dizaines d’artefacts, de bijoux et de céramiques, constituant un formidable trésor.

Lors de fouilles préventives menées à 80 kilomètres de Rome, en amont de la construction d’un champ de panneaux solaires, des archéologues italiens ont fait une découverte inattendue. Plusieurs publications de la Superintendance archéologique des Beaux-Arts d’Étrurie détaillent l’avancement des investigations, faisant l’inventaire des objets exhumés sur le chantier. Ce sont ainsi des dizaines d’artefacts datant de l’ère romaine et plusieurs squelettes qui ont été révélés. Ce n’est pas un simple cimetière isolé sur lequel les universitaires ont mis la main, mais une véritable nécropole dédiée à des membres de l’élite romaine durant l’Antiquité. De quoi ravir les chercheurs, l’existence du site ne semblant pas documentée jusqu’à aujourd’hui…

Une nécropole réservée à l’élite

Les premiers ossements étaient enfouis à 50 centimètres de la surface du sol. Mais en fouillant sur une aire de 21 hectares et plusieurs mètres de profondeur, ce sont 67 corps que les archéologues ont déterrés. Avec les dépouilles, de nombreux objets sont retrouvés, allant de céramiques colorées en terracotta à des bijoux en or, en passant par des bagues serties d’ambre. Dans certains tombeaux, des ornements colorés viennent confirmer le statut social des individus retrouvés dans la nécropole. Les dizaines de personnes enterrées appartenaient manifestement à l’aristocratie romaine, emportant dans l’au-delà les symboles opulents de leur place dans la société antique.

Les individus, recouvrés au cours du mois de novembre, ont été transférés en laboratoire pour que des analyses au carbone-14 soient effectuées. Mais les premiers éléments laissent à penser que les sépultures datent du Ier au IIIe siècle de notre ère. D’autres éléments plus anciens ont été dénichés par les archéologues. Un four archaïque datant du IIe siècle avant J.-C. et une tombe étrusque du VIIe siècle avant J.-C. ont été exhumés. Ces découvertes offrent un éclairage bienvenu aux historiens sur la nature du lieu, qui aurait pu servir de campement de repos pour les citoyens de la République et de l’Empire.

Tarquinia, une niche archéologique majeure

À proximité de l’actuelle petite ville de Tarquinia, les fouilles n’ont jamais réellement cessé depuis le XIXe siècle. Et pour cause : le secteur est classé au patrimoine mondial de l’Unesco pour la qualité (et la quantité) de ses vestiges. Tarquinia existait au VIIe siècle avant J.-C., supposément baptisée d’après le roi du peuple lydien Tarchon. Tarchinia faisait partie d’un ensemble de cités-États étrusques, nommé dodécapole par les historiens. Sur le site de Monterozzi, à moins de 40 kilomètres de l’actuel lieu de fouilles, ce sont environ 6 000 tombes qui ont été trouvées par les chercheurs.

À côté de Tarquinia, le sépulcre sur lequel devait apparaître un champ de panneaux solaires sera scellé pour une durée indéterminée. Les autorités ont déjà annoncé vouloir procéder à de nouvelles campagnes de fouilles. Les squelettes actuellement en possession des scientifiques seront exposés au cours des prochains mois dans le château de Santa Severa, dans la municipalité de Santa Marinella.



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