Découverte extraordinaire de peau de reptiles datant de 300 millions d’années !

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Voilà une découverte paléontologique extrêmement rare : des fragments de peau de reptiles ont été retrouvés dans une grotte aux États-Unis. Ils auraient près de 300 millions d’années !

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À quoi ressemblaient les dinosaures ? Si les nombreux squelettes fossilisés nous donnent une bonne idée de la morphologie globale de ces animaux qui ont régné sur la Terre pendant des dizaines de millions d’années, leur apparence reste encore très mal contrainte. Aspect de la peau, couleurs, plumes…, difficile d’être précis sur ces points-là dans nos représentations.

Une méconnaissance qui s’explique principalement par la rareté des fossiles d’épiderme. Certes, des fragments de peau ont déjà été retrouvés, mais ce type de découverte reste exceptionnel. Et plus on remonte dans le temps, plus les chances de retrouver de tels restes en bon état de conservation s’amenuisent.

Le plus ancien fragment de peau découvert à ce jour

On comprend donc l’excitation des paléontologues qui, lors de fouilles dans une grotte en Oklahoma (États-Unis), sont tombés sur de minces fragments de peau fossilisés datant du début du Permien. Ils auraient ainsi près de 300 millions d’années ! À cette époque, les dinosaures n’existent pas encore et le monde était peuplé principalement de grands amphibiens, de reptiles et de reptiles mammaliens, ancêtres des futurs mammifères et dinosaures. Dans les océans s’épanouissait une vie particulièrement riche et diversifiée, avec de nombreux mollusques, échinodermes et brachiopodes.

L’épiderme fossilisé retrouvé aurait ainsi appartenu à un très ancien reptile et constituerait les plus anciens fragments de peau découverts à ce jour. Il s’agit de moulages en 3D possédant des restes de tissus fossilisés. D’autres fossiles, identifiés comme Captorhinus aguti, ont également été retrouvés dans la grotte, à proximité des fragments de peau. Toutefois, il est difficile de dire si ces restes de peau ont pu appartenir à cette sorte de lézard géant ou à une autre espèce. On note cependant la ressemblance avec la peau des crocodiles actuels.

Une conservation grâce… au pétrole

Si ces fragiles épidermes fossilisés ont pu traverser les millions d’années et parvenir jusqu’à nous, c’est grâce à des conditions de conservation bien spécifiques. Comme l’expliquent les auteurs de l’étude publiée dans la revue Current Biology, les animaux ont dû tomber dans ces cavités souterraines, où ils ont été enfouis sous une couche de sédiments argileux très fins, ce qui a permis de ralentir leur décomposition. Plus tard, le site s’est transformé en un réservoir d’hydrocarbures. C’est ce bain de pétrole et de goudrons qui a notamment permis de conserver si longtemps les délicats fragments de peau.



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